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J’ai parcouru 4 000 km en Xpeng G9 : peut-elle vraiment remplacer ma Tesla ?

Publie le 7 août 2025Mis a jour le 5 août 2025
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Quand on m’a confié les clés du Xpeng G9, j’avais deux certitudes : parcourir une bonne partie de l’Europe et comparer, sur le bitume, ce SUV électrique chinois à ma fidèle Tesla. De Paris à Lisbonne, en passant par Porto, j’ai avalé plus de 4 000 km de périphériques, d’autoroutes ibériques et de ruelles historiques. Voici le bilan, point par point.

Un SUV imposant, un confort royal

SUV imposant
SUV imposant

Avec ses 4,89 m de long et 2,3 tonnes sur la balance, le G9 fait forte impression. Pourtant, grâce à une caméra 360° très précise, je l’ai garé dans un parking vouté de Porto (largeur annoncée 1,80 m) sans égratigner une jante : un cadeau pour les manœuvres serrées. À bord, on se sent en « salon roulant » : suspensions pneumatiques, sièges massants et système audio haut de gamme rendent chaque trajet d’un confort absolu. Seul bémol visuel : un léger frémissement du capot à haute vitesse, attestant de sa légèreté… ou d’un ajustement à parfaire.

Une recharge express, une autonomie gérable

recharge express
recharge express

Sur les bornes 800 V (Ionity, TotalEnergies…), le Xpeng passe de 10 % à 80 % en seulement 20 minutes : idéal quand, entre deux sandwiches, on n’aura pas le temps de s’ennuyer. Lors de mon retour Porto–Bordeaux, trois pauses recharge de « pipis + snack » ont suffi pour franchir les 1 000 km. En revanche, en courant alternatif (AC), la puissance a parfois plafonné sous les 32 A, ralentissant la charge domestique. Pour éviter les surprises, j’ai préféré m’appuyer sur ABRP, plus fiable que le planificateur interne du G9.

Des bugs logiciels et du potentiel

bugs logiciels
bugs logiciels

L’expérience n’est pas encore totalement fluide : l’alarme peut claquer si un passager reste à bord après le conducteur, et la trappe de recharge se referme trop vite, laissant pendre le capuchon de la prise. Autant de détails qui rappellent les débuts des Volkswagen ID.3 ou Smart #1, et que Xpeng devrait corriger via mises à jour à distance.

Autopilot : à revoir en profondeur

Autopilot
Autopilot

Le système d’aide à la conduite de niveau 2 promet beaucoup (régulateur adaptatif, centrage de voie), mais sur les routes sinueuses du Pays Basque ou de la N118, il a manqué de douceur : freinages fantômes, accélérations brutales et désactivations sans alerte claire. Sur autoroute bien marquée, il s’améliore, mais reste à la traîne face à l’Autopilot de Tesla.

Une conduite sans passion

conduite sans passion
conduite sans passion

Si le G9 se montre performant (0–100 km/h en 3,9 s et 551 ch), il gomme toute sensibilité : pédale de frein spongieuse, direction neutre et suspension si feutrée qu’on peine à sentir la route. On avale les kilomètres dans un cocon, certes, mais sans retrouver le petit frisson que procurent certains Model Y.

Un coffre décevant pour un si grand SUV

Malgré ses dimensions généreuses, le volume de coffre plafonne à 660 L (1 576 L banquettes rabattues), là où une Tesla Model Y propose davantage. Seul le frunk de 71 L compense un peu, idéal pour câbles et petits bagages.

coffre décevant
coffre décevant

Verdict : promesse tenue, mais pas encore aboutie

Le Xpeng G9 coche de nombreuses cases : espace, recharge rapide et finitions de haut niveau. Pourtant, sa partie logicielle et son autopilot restent perfectibles. Si vous êtes adepte de l’ultra-fiabilité et des sensations fortes, patientez jusqu’à la version restylée fin 2025. Mais pour qui veut dévorer les kilomètres au calme, ce SUV apparaît déjà comme une alternative crédible à Tesla.

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